Nouvelle vidéo dans la collection « De tai a mai » à voir sur Bécédia

La chaîne vidéo « De tai a mai » (de toi à moi) que Bretagne Culture Diversité propose sur le site Bécédia est une collection de témoignages en Bretagne Gallèse. Des entretiens réalisés avec les aides de l’association Chubri, de Jessica Haumont, de Mathieu Guitton, d’Annie Guinard (Qerouézée, Galo en Côtes d’Ahaot), de Klervi Le Grouyer (La ferme d’antan) et d’Anne Diaz. Vous retrouverez dans ces échanges toute la diversité et la richesse de la langue de Haute-Bretagne.

Une nouvelle vidéo est en ligne depuis peu, celle de l’entretien avec Berthe Le Touzic de Ploeuc-sur-lie (22).

Berthe réside à Ploeuc-sur-Lié, dont elle est originaire. Dans son témoignage, vous pourrez l’entendre évoquer les sujets suivants : les variantes locales du gallo, son attachement à sa langue maternelle ; les rapports avec les Bertons (Bas-Bretons) et les mariages entre Hauts et Bas-Bretons ; la chanson « Rossignolet du bois » ; les travaux des champs et les différentes cultures ; l’arrivée du pâtour électrique (clôture électrique) ; les pileries de pllace et une chanson à boire que l’on pouvait entendre à cette occasion ; les meûries de poumes, les différents types de pommes utilisées pour la fabrication du cidre ; l’utilisation du pressoir ; les coutumes autour de Noël, la messe de minuit et le flipe (cidre chaud sucré à la goutte) ; la fabrication des lites (bouillie d’avoine), des câilles (lait caillé) et du beurre ; la conservation du beurre ; la cohabitation avec le bétail dans les maisons ; la tuerie de pourcè, les saucisses et les andouilles ; le partage du pâté et des saucisses avec les voisins.

Qui parle les langues de Bretagne aujourd’hui ? Une enquête permet d’y voir plus clair

Combien de locuteurs parlent breton ou gallo, comment l’apprennent-ils, quelles sont leurs attentes… : découvrez les premiers résultats de l’enquête commanditée par la Région à l’institut TMO Régions pour affiner sa politique en faveur de l’usage des langues de Bretagne.

Du 7 juin au 3 juillet derniers, plus de 8 000 personnes des cinq départements de la Bretagne historique (Finistère, Morbihan, Côtes d’Armor, Ille-et-Vilaine et Loire-Atlantique), âgées de 15 ans et plus, ont été sondées par téléphone : une enquête d’une telle ampleur et portant à la fois sur le breton et le gallo n’avait encore jamais été réalisée.
Quels sont les taux de locuteurs en Bretagne historique ? Quelle est leur répartition selon les territoires ? Quels sont les modes d’apprentissage des langues de Bretagne en fonction de l’âge ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles répond cette enquête très attendue : elle permet de mesurer le nombre de locuteurs, mais aussi leur niveau, leur usage des langues au quotidien et leurs attentes.

Les premiers chiffres

Toujours plus de 200 000 locuteurs

Le breton : environ 207 000 locuteurs

  •  5,5% de la population parle breton, soit environ 213 000 personnes dans les 5 départements de la Bretagne historique.
    L’âge moyen des locuteurs est de 70 ans : il  a augmenté de 7 ans 1/2 depuis l’enquête de 2007.
  • 3,5% de la population déclare comprendre très bien ou assez bien le breton sans le parler.
  • 31% maîtrise quelques mots ou expressions.
  • Au total, 40% de la population possède des connaissances en langue bretonne.

Le gallo : 191 000 locuteurs

  • 5% de la population parle gallo, soit environ 196 000 personnes.
  • 4% de la population déclare comprendre très bien ou assez bien le gallo sans le parler.
  • 15% maîtrise quelques mots ou expressions.
  • Au total, 24% de la population possède des connaissances en gallo. 

 27% de la population entend parler breton et/ou gallo au moins une fois  par mois.

Les modes d’apprentissage des langues diffèrent

  • Le breton : l’enquête confirme le rôle essentiel de l’enseignement dans la formation des jeunes :
    90% des 15-24 ans et 53% des 25-39 ans ont appris la langue à l’école
    ce taux est égal ou inférieur à 7% pour les générations plus âgées.
  • Le gallo : l’apprentissage se fait essentiellement par les ascendants, quel que soit l’âge du répondant.

Une envie de langue, très présente chez les jeunes

De nombreuses attentes se font sentir au détour de l’enquête :

  • 73% des personnes sondées demandent plus d’enseignement du breton à l’école
    55% plus d’émissions en breton à la radio et à la télévision.
  • 32% sont favorables à plus d’enseignement du gallo dans les écoles,
    30% à une plus grande présence du gallo dans les médias.
  • 33% des répondants ont envie que leurs enfants connaissent le breton et ils sont encore plus nombreux (43%) chez les 15-24 ans, ce qui représente un signal encourageant.
  • 10% aimeraient que leurs enfants connaissent le gallo.

[Consultez l’enquête complète]

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COLLOQUE INTERNATIONAL LANGUE BRETONNE, LANGUES MINORISÉES : AVENIR ET TRANSMISSION FAMILIALE
23 et 24 novembre 2018 – Université Bretagne Sud à Lorient

Pour aller plus loin sur le sujet, le Conseil Culturel de Bretagne et l’Université Bretagne Sud organisent une colloque international les 23 et 24 novembre à Lorient intitulé « langue bretonne, langues minorisées : avenir et transmission familiale ». Ces deux journées réuniront des spécialistes de six universités européennes.

Ce colloque est dédié est à un thème central pour l’avenir de la langue bretonne :  la transmission familiale des langues minorisées. Il s’est donné trois objectifs principaux autour de cette question :

  • Dresser un état des lieux de la transmission familiale à partir des exemples de plusieurs langues minorisées d’Europe Occidentale ;
  • Démontrer l’importance de la transmission familiale pour la pérennité de la langue bretonne et des langues minorisées ;
  • Proposer des outils aux élus pour favoriser sa prise en compte dans les politiques publiques.

Pratique :  Université Bretagne Sud, 4 rue Jean-Zay à Lorient, Faculté des Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales, amphithéâtre Chappé. Gratuit et ouvert à tous sur inscription, dans la limite des places disponibles. Information : 02 99 27 18 30

[Consulter le Programme]

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Bazhvalan, pourquoi et comment utiliser ce service ?

Nous avons recueilli le témoignage de Laure, stagiaire à Roudour à Carhaix où elle apprend le breton. Elle a passé quelques jours à Bretagne Culture Diversité et a, pour les besoins de sa formation, contacté des Bazhvalan via le site du même nom. Elle nous raconte pourquoi et comment elle a utilisé ce service.

Pourquoi et comment utiliser le service Bazhvalan from BCD Sevenadurioù on Vimeo.