L’Almanac’h – Les grandes dates de l’histoire de Bretagne en Podcast vous propose un nouvel épisode de cette saison 2.
En cette fin du 19e siècle, le loup a pourtant pratiquement disparu. Ces rares attaques sont souvent causées par une maladie : la rage. Dans ce podcast, l’historien Nicolas Baron, spécialiste des animaux et de la rage, revient sur ces événements en détails, en se basant sur des archives conservées aux archives départementales du Finistère.
Ciné-conférence « Le long chemin vers la Libération » le 13 décembre à Lorient
Dans le cadre du cycle de conférences organisé par Bretagne Culture Diversité en association avec les médiathèques de Lorient, nous vous donnons rendez-vous le vendredi 13 décembre à 18h pour la ciné-conférence « Le long chemin vers la Libération ».
Depuis 2023, Bretagne Culture Diversité et la Cinémathèque de Bretagne s’associent pour créer des ciné-conférences itinérantes, mêlant cultures et histoire de la Bretagne, grâce à la complémentarité de leurs ressources matérielles et immatérielles.
CINÉ-CONFÉRENCE : expérience cinématographique alliant projection d’archives et commentaires en live
De Rennes à Brest, en passant par Guingamp, les images d’archives de la Cinémathèque de Bretagne retracent la libération tumultueuse de la région. Des scènes de liesse populaire côtoient celles des combats acharnés. Si l’été 1944 voit une avancée rapide des Alliés, les poches de Lorient et Saint-Nazaire prolongent l’occupation jusqu’en mai 1945.
Anna Quéré, responsable éditoriale à Bretagne Culture Diversité et Pascal Le Meur, documentaliste à la Cinémathèque de Bretagne commentent pour vous ces images d’archives.
Afin de faciliter l’accès à tous, cette ciné-conférence sera interprétée en langue des signes française.
INFOS PRATIQUES :
Date : vendredi 13 novembre 2024 – 18h
Lieu : Médiathèque François Mitterrand, place François Mitterrand à Lorient (56)
Accès : Entrée gratuite dans la limite des places disponibles (tickets à retirer à l’accueil à partir de 17h)
Patrimoine vivant de l’Île de Groix : lancement de l’inventaire participatif !
Dans le cadre de sa mission d’inventaire permanent du patrimoine culturel immatériel (PCI), Bretagne Culture Diversité poursuit son travail d’enquêtes sur les îles de Bretagne. Après l’Île-aux-Moines et l’Île-Molène, direction l’Île de Groix pour le lancement de l’inventaire participatif du patrimoine vivant.
Depuis 2022, Bretagne Culture Diversité réalise un inventaire participatif du PCI dans les îles de Bretagne. Cet inventaire permet, au-delà de l’intérêt premier d’identifier et documenter des pratiques patrimoniales, de comprendre les éléments à partir desquels les habitant·es tissent du lien social autour de leurs spécificités culturelles. Réelle mise en valeur du patrimoine vivant, l’inventaire du patrimoine vivant des îles de Bretagne se poursuit aujourd’hui à Groix.
« Pour vous, qu’est-ce qui fait patrimoine ? »
BCD invite les habitant·es de l’Île de Groix à réfléchir à ce qui, pour eux, fait patrimoine et à explorer les singularités des pratiques culturelles groisillonnes : chants, danses, langues, gastronomie, fêtes, jeux, savoir-faire et connaissances liés à la nature, au maritime… Tout ce qui fait le patrimoine immatériel, transmis de génération en génération, qui forge et perpétue l’identité insulaire.
Pour mener à bien ce projet, BCD part à la rencontre des Groisillon·es à partir de novembre 2024. Dans un premier temps sur les marchés (les 7 et 14 novembre) et dans le cadre de réunions publiques (les 14 et 22 novembre). L’objectif de ces échanges est d’identifier avec les habitant·es les éléments patrimoniaux, de les étudier en menant des enquêtes orales plus approfondies, puis de réfléchir avec les acteurs locaux à la mise en place de moyens de facilité la transmission intergénérationnelle.
« Ce projet est réalisé en partenariat avec la commune de Groix et avec le soutien financier de Lorient Agglomération et du Conseil départemental du Morbihan. »
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Le 8 juin 1787, Charles Lemair, un petit commerçant fait faillite à Rennes. Épices, café, sucre, morue, huile d’olive, mais aussi bouteilles de cidre et tonneaux de vin de Bordeaux : si l’on connaît parfaitement le contenu de la boutique de cet épicier, c’est grâce aux documents établis lors de son dépôt de bilan. Ils décrivent un petit commerce urbain, au cœur d’un réseau local, régional et international d’échanges commerciaux.
Le prix du livre d’histoire de Bretagne : les lauréats
Le jury du prix du livre d’histoire de Bretagne s’est réuni le lundi 23 septembre. 63 ouvrages étaient en lice pour remporter le titre. Après avoir sélectionné 8 finalistes, veuillez trouver ci-dessous les lauréats 2024 du Prix du livre d’histoire de Bretagne.
Le jury du prix du livre d’histoire de Bretagne a remis les prix à 4 lauréats :
En 1925, des femmes se présentent aux élections municipales sous la bannière communiste, alors même qu’elles n’ont pas le droit de vote, et encore moins celui d’être élues. Parmi elles, Joséphine Pencalet à Douarnenez, en Bretagne. Fille de marin, elle fait partie de ces sardinières, les Penn Sardin, qui quelques mois plus tôt ont défrayé la chronique pour avoir mené une grève dure, longue et victorieuse. Elle est élue. C’est une première dans la vie politique française. Mais la victoire est de courte durée. L’élection est invalidée et Joséphine Pencalet tombe dans l’oubli jusqu’à sa redécouverte progressive à la faveur des initiatives de passeurs de la mémoire locale et du renouveau féministe. Mais qui était vraiment Joséphine Pencalet ? Une Louise Michel bretonne ? Une féministe avant l’heure ?
Fanny Bugnon a également reçu le prix Augustin Thierry 2024 à l’issu du plus grand festival d’histoire d’Europe (Blois) pour cet ouvrage .
La remise des prix s’est déroulé le samedi 26 octobre à l’Espace Glenmor de Carhaix.
Projection de « OK Joe ! » de Philippe Baron
Dans le cadre du cycle de conférences « Juin 1944-Mai 1945 – la Libération de la Bretagne » et du « Mois du documentaire », BCD vous propose à la médiathèque de Lorient, la projection de « OK Joe ! » de Philippe Baron le vendredi 8 novembre 2024 à 18h30
Automne 1944. L’écrivain Louis Guilloux travaille comme interprète auprès de l’armée Américaine. Il est alors témoin d’actes criminels perpétrés par les GI’s sur les populations civiles, et découvre le racisme de la justice militaire américaine. Une expérience qu’il relatera dans son livre OK Joe !
Ce film est accompagné d’un livre, écrit par le réalisateur récemment paru « La part d’ombre de la Libération, dans les pas du soldat Guilloux » chez Ar Collection éditions.
Le réalisateur sera présent pour cette projection d’un film à découvrir ou re- découvrir
Philippe Baron réalise depuis une vingtaine d’années des documentaires pour France Télévisions et Arte. Historien de formation, il a consacré plusieurs films à des questions historiques comme OK Joe, mais aussi Un village sans dimanche (Étoile de la Scam 2013) ou L’Or rouge, la bataille du sang (mention spéciale aux Rencontres Historiques de Blois en 2015). Il dresse également des portraits sensibles de personnes en marge ou hors-norme, partageant parfois leurs vies durant de longs mois. Il filme aussi tout près de chez lui, de Paris, à Sarajevo, en passant par Rennes où il vit aujourd’hui. Sorti en 2023, le film OK Joe ! est prolongé par un livre du réalisateur : ‘’La part d’ombre de la Libération. Sur les pas du soldat Guilloux ‘’, chez AR Collections.
Une séance de dédicace vous est proposé à l’issue de la projection
C’est en janvier 2019 qu’Anne Gouerou est venue frapper à la porte de Bretagne Culture Diversité (BCD) pour nous parler de son projet d’e-book sur la troménie de Locronan. Armée de sa tablette, elle nous a présenté les premières lignes de son travail, les extraits d’images qu’elle avait filmés tout en évoquant celles qu’elle souhaitait capturer lors de la prochaine grande troménie. Pour BCD, ce projet s’inscrivait de manière complémentaire dans le cadre de l’inventaire régional des pardons et pèlerinages que nous venions de lancer à l’échelle régionale.
Les troménies sont une forme spécifique de pardon dont la principale caractéristique est de s’organiser en une longue procession giratoire sur un territoire donné. Il n’en subsiste actuellement que très peu , dont celle de Locronan qui reste probablement la plus connue et la plus fréquentée.
C’est ainsi qu’ Anne Gouerou a souhaité valoriser ce patrimoine en nous emmenant sur le chemin de sa troménie, au sens propre comme au figuré ! Journaliste et documentariste Anne Gouerou vit à Locronan. Cet e-book se veut une contribution à la vulgarisation des connaissances historiques, ethnologiques et linguistiques accumulées sur ce rituel par les spécialistes.
La troménie de Locronan
Tous les six ans, la grande troménie de Locronan continue à réunir de nombreux adeptes, dont les motivations sont désormais variables. Longtemps datée de l’arrivée de saint Ronan en Armorique au haut Moyen Âge, on sait aujourd’hui que cette longue procession chrétienne puise ses origines dans des temps plus anciens. Les travaux de l’ethnologue Donatien Laurent ont révélé qu’en réalisant un circuit quadrangulaire de 12 kilomètres, le pèlerin imprimerait avec ses pieds le parcours que la Lune et le Soleil réalisent dans le ciel en une année. À la dimension astronomique de ce calendrier s’ajoute une forte dimension religieuse et spirituelle, la troménie reliant le monde des vivants à celui des morts. À travers cet e-book, le lecteur découvrira les origines de ce chemin, de la légende de saint Ronan aux rituels particuliers dans lesquels les spécialistes décryptent les traces de la religion celtique et de croyances plus anciennes encore.
Multimédia, cet ouvrage vous propose d’entendre Donatien Laurent dans une vidéo et douze courts montages sonores, tirés d’un entretien réalisé en 2014. Douze autres vidéos, de format court également, offrent aux lecteurs-spectateurs un riche panorama de la grande troménie 2019. Le tout est illustré par des dessins d’Anne Cognard, qui mêlent pédagogie et plaisir des yeux.
Fonds Cartolis
Fonds Cartolis
Fonds Cartolis
Dessin d’Anne Cognard
Titre : La troménie de Locronan – Un chemin au rythme du temps celtique Prix de vente : 12 € (à commander sur la boutique de BCD). Texte et vidéos : Anne Gouerou Dessins : Anne Cognard
Bretagne Culture Diversité au festival de cinéma de Douarnenez
L’association Bretagne Culture Diversité est heureuse d’être partenaire du festival de cinéma de Douarnenez qui s’intéresse cette année aux peuples et luttes en Grèce.
Présentation de Bed.bzh Tous les après-midis sur le Festival, des projections privées seront proposées dans la Cosmopolite Caravane ! L’occasion d’aller sur le site Bretagne et diversité, plus de 850 films sur la diversité culturelle à découvrir en ligne.
Partenaire d’une palabre Le 26 août, nous sommes partenaires dans l’organisation d’une palabre à la salle des halles de 10h à 12h30 sur une thématique chère au festival : « Comment habiter la terre ? Y-a-t-il une manière « authentique » d’habiter la terre ? »
La question « Comment habiter la terre ? » est LA question récurrente du festival de cinéma de Douarnenez depuis plus de 40 ans. Créé en 1978, le festival s’inscrit notamment alors dans la lutte contre le projet d’installation d’une centrale nucléaire à Plogoff, à la pointe du Cap Sizun. Outre les dommages sur l’environnement naturel, cette décision imposée à la population témoignait d’une non-reconnaissance d’une culture, d’une histoire, d’une manière d’habiter la terre, voire d’en prendre soin.
Année après année, le festival se positionne à contre-courant des discours et des actes d’uniformisation des cultures, des paysages, des environnements, des pays, des corps… Il invite d’autres peuples à témoigner de leur relation à l’espace, aux pays, aux paysages… Considérant qu’on ne peut pas parler de diversité, de droits culturels, d’écologie en étant « hors sol »… Il a toujours interrogé l’ailleurs mais aussi l’ici. D’où la nécessité de se poser aujourd’hui la question : comment habite-t-on (et peut-on habiter) la terre en Bretagne ?
Ces réflexions rejoignent celles de Bretagne Culture Diversité sur la diversité, le patrimoine et la connaissance de son environnement. Depuis quelques mois, BCD s’interroge notamment, dans le cadre d’un cycle de conférences, sur les modalités de la fabrication de l’authentique. Ici, il s’agirait donc, également, de se demander s’il y a une manière « authentique » d’habiter la terre ? Comment et pourquoi ? Pour « habiter », il faut penser son environnement dans sa particularité, voire son unicité. À partir de l’extrême diversité des lieux, comment réussir à non pas s’approprier et exploiter son environnement, mais à s’y inscrire et le respecter ?
Intervenants : Introduction : Christian Ryo (Festival de Douarnenez) et Tudi Kernalegenn (BCD) François de Beaulieu : écrivain, ethnologue et naturaliste Yves Lebahy : géographe Jean Moalic : président de Plogoff Mémoire d’une Lutte Animateur : Stefan Moal, professeur de breton
Tudi Kernalegenn est le nouveau directeur de Bretagne Culture Diversité
Une page se tourne à Bretagne Culture Diversité. Charles Quimbert, directeur de l’association depuis sa création en 2012, est parti à la retraite, cédant sa place à Tudi Kernalegenn qui a pris ses fonctions de directeur à partir du 1er Juillet.
Tudi Kernalegenn est originaire de Quimper et fait partie de la première génération des « bacheliers Diwan » en 1997. Il s’est ensuite engagé dans des études d’histoire et de sciences politiques et a obtenu son doctorat à SciencesPo Rennes en 2011 avec une thèse intitulée Une approche cognitive du régionalisme. Identités régionales, territoires, mouvements sociaux en Bretagne, Écosse et Galice dans les années 1970.
Il devient conseiller au Parlement européen de 2009 à 2011, où il travaille notamment sur les questions des droits humains et de la diversité culturelle. Il revient en Bretagne en 2012 comme journaliste et secrétaire de rédaction de la revue ArMen. En 2016, il rejoint la Chaire « Territoires et mutations de l’action publique », à SciencesPo Rennes, avant d’aller travailler comme chercheur en science politique dans les universités de Lausanne puis Louvain de 2016 à 2019. Ses travaux lui feront voir du pays entre l’Écosse, l’Italie, la Galice, la Belgique, la Suisse, Hong-Kong ou encore les États-Unis, où il a notamment été chercheur invité à Yale et Columbia. Ce parcours international lui a permis d’apprendre plusieurs langues (breton, français, anglais, espagnol, galicien…).
Il découvre l’association Bretagne Culture Diversité au contact de Ronan Le Coadic, alors président de l’association, et par le biais du colloque international Minorités et mondialisation de 2014. Il a depuis rédigé plusieurs dossiers thématiques pour le site Bécédia.
Il souhaite aujourd’hui mettre son expérience et ses connaissances au service du développement de l’association. Il continuera à mener à bien les projets engagés par BCD, en travaillant à la vulgarisation de la matière de Bretagne et à la valorisation du patrimoine culturel immatériel breton. De manière plus spécifique, il apportera aussi son expertise dans les domaines qu’il affectionne particulièrement, comme l’environnement ou les migrations.
Conférence « Les Américains en Bretagne (1917-1919) : un âge d’or manqué ? Par Erwan Le Gall
En raison du confinement, le cycle de conférences des « Âges d’or de la Bretagne » se poursuit via les outils numériques. Ainsi Erwan Le Gall a pu proposer la conférence prévue le 15 avril autour de la présence Américaine en Bretagne entre 1917 et 1919 en posant la question d’un âge d’or manqué ? Retrouvez l’ensemble de cette allocution, avec en prime les nombreuses questions des internautes en fin de vidéo.
[bloc-gris] Ce cycle de conférences autour de la notion « d’âges d’or de la Bretagne » est proposé à raison d’une conférence par mois à Rennes. Ce cycle est organisé en partenariat avec Skol an Emsav, Skeudenn Bro Roazhon, Kendeskiñ (étudiants du Diplôme d’Études Celtiques) et le Cercle celtique de Rennes. [/bloc-gris]