Un mot pour nommer une absence : retour sur la journée « Matrimoine[s] »

Où sont les femmes ? Voici la question que nous nous sommes posée, chacune à l’aune des missions que nous menons au sein de Bretagne Culture Diversité et même au-delà.

S’emparer du terme matrimoine, comme le souligne Ellen Hertz, c’est d’abord se pourvoir d’un outil pour « penser une absence, un héritage invisible et non reconnu ». Et pour le rendre visible, l’une des solutions a consisté à extirper le matrimoine d’un passé oublié, pour donner à voir et à entendre l’héritage des femmes. Ce terme, dont la première occurrence date de 1155, a été peu à peu « cannibalisé » par le terme patrimoine, pour disparaître au 16e siècle.

Revenu sur le devant de la scène dans les années 2000, émergeant dans un contexte de revendications féministes et sociales majeures, le terme matrimoine devient une revendication à part entière.

Car, parler aujourd’hui de matrimoine c’est avant tout restaurer un impensé.

C’est ce que souligne Béatrice Macé, vice-présidente de la Région Bretagne, quand elle inscrit la valorisation du matrimoine dans sa feuille de route pour les années à venir.  Selon elle, utiliser le terme matrimione, c’est avant tout faire apparaître une réalité.

Elise Calvez, membre active d’HF Bretagne ne dit pas autre chose : qui peut citer spontanément les noms d’au moins cinq compositrices ou cinq femmes de lettres ? Il manque la contribution de la moitié de la population dans la culture, déplore-t-elle.

En soi, le terme matrimoine, n’est peut-être pas un idéal, un objectif en tant que tel, juste un moyen de mettre un mot sur des faits, sur des histoires, sur des personnes,

Parler du matrimoine, c’est donc sortir d’un silence assourdissant. Un constat pris à bras le corps par le mouvement HF, qui a lancé les premières journées du matrimoine en France il y a plus de 10 ans.

Un constat d’absence, ausculté par HF + Bretagne, notre partenaire sur cette journée d’étude, qui publie cette année la 5e édition de son diagnostic sur les inégalités de genre dans les arts et la culture en Bretagne. Car « compter, c’est mesurer, objectiver et mettre en lumière les discriminations subies par les femmes et les personnes issues des minorités de genre » soulignent les autrices de ce rapport. Mais en 2023, rappelle Elise Calvez, les imaginaires restent bloqués sur des stéréotypes.

En cette veille des Journées Européennes du Patrimoine, Une pétition a même été lancée par le mouvement HF afin que ces journées du patrimoine deviennent aussi celles du matrimoine.

Un mot pour agir

Car aujourd’hui, le matrimoine est devenu un moteur puissant, qui dépasse les cercles féministes et militants. Il est puissant car il se pose comme un outil de transformation qui bouleverse les organisations, qui interroge les collectifs, qui transforme les pratiques professionnelles.

Interroger la transmission et la création au sein du PCI permet par exemple d’analyser et de comprendre les mécanismes de la domination et les enjeux de l’invisibilisation.

Nomindari SHAGDARSUREN, coordinatrice et conseillère artistique pour Routes nomades nous a donné l’exemple éclairant de la société mongole traditionnelle , avec un mode de vie et une tradition orale qui qui donnent une autonomie aux femmes et valorisent leur éducation, tout en soulignant la persistance de pratiques misogynes. Restons guerrières, conclut-elle !

Marie-Laure Cloarec, membre d’HF Bretagne nous a donné à comprendre à quel point le travail de fourmi effectué pour réaliser le podcast ‘’L’île aux femmes’’ a été immense. C’est l’un des premiers travaux d’envergure qui compile et analyse la place des femmes, en revendiquant le terme matrimoine.

Marthe Vassallo, chanteuse et auteure, en allant chercher Maryvonne Le Flem, l’informatrice d’Anatole Le Braz, entame elle aussi une démarche novatrice et nous fait découvrir l’itinéraire extraordinaire de cette femme, qui a échappé à toutes les catégorisations. Une démarche novatrice proche d’autres démarches liées au matrimoine, mais qu’elle tient à nuancer : méfions-nous de ce terme, insiste Marthe Vassallo. Le fait d’être une femme m’assigne, j’ai peur que cela ne nous empêche d’inclure les femmes dans un héritage commun.

Mais pour valoriser le matrimoine, encore faut-il le trouver. Car cet « effacement » qu’a décrit Ellen Hertz n’est pas qu’une idée, c’est une réalité.

Elisabeth Renaut, responsable du musée d’histoire de Saint-Brieuc pose la question de manière directe : est-ce que les femmes doivent être nues pour entrer au musée ? « La société est là, elle nous pose cette question du matrimoine  », a-telle martelé. Nous n’avons pas le choix.

Mais, avant valoriser ce matrimoine, il faut commencer tout au bout de la chaîne, bien avant que les publics ne découvrent une œuvre, un objet, un tableau, une chanson. Il convient de démarrer dès la collecte.

C’est ce qu’a décrypté Claire Gatti, directrice des archives municipales de Rennes , qui a souligné combien cette dimension a transformé leur pratique professionnelle. Et le travail n’est pas simple, sachant que les archives publiques comme privées sont avant tout celles des hommes.

Valoriser, mais comment ? Guirec Zeo, responsable des publics, au service patrimoine-tourisme-archives à Fougères nous a raconté que le matrimoine infuse l’intégralité des projets. Mais qu’il faut savoir également faire du matrimoine sans le dire, ou plutôt sans le nommer.

Penser le patrimoine en termes féministe, rappelle donc Ellen Hertz, permet  à la fois de transformer les rapports hommes femmes mais le patrimoine lui-même.

Et à la question posée sur la manière dont ses travaux ont été reçus, elle répond « bien », sous-entendant que qu’ils sont inoffensifs. « Je vais donc œuvrer à être mal reçue » conclut-elle. Nous espérons bien, avec cette première journée d’étude, suivre le même chemin.

Matrimoine[s] ?

Pour ouvrir le week-end des Journée européennes du patrimoine – consacrées cette année au patrimoine vivant – Bretagne Culture Diversité, en partenariat avec HF Bretagne, organise la journée d’étude « Matrimoine[s] ? ».

Contrairement aux idées reçues, le terme matrimoine n’est pas un néologisme et remonte au Moyen-Âge. Mais le mot a peu à peu été effacé de nos dictionnaires, jusqu’à sa réhabilitation au xxie siècle. Il renaît dans un contexte politique de revendications féministes et sociales, animées par l’enjeu de (re)donner aux femmes leur place dans un héritage culturel commun, mixte et égalitaire.

En effet, depuis les premières Journées du matrimoine organisées en France il y a plus de 10 ans, le terme tend à être de plus en plus employé. En Bretagne, il a d’ailleurs été intégré dans les principales mesures de l’actuelle politique culturelle du conseil régional. Cette notion devient ainsi un sujet à part entière pour les acteurs de la culture et du patrimoine présents sur le territoire.

Pour autant, de quoi le matrimoine est-il le nom ? Ne relève-t-il « que » de l’héritage des femmes ? Doit-on parler de matrimoine ? De patrimoine des femmes ? Ou d’un patrimoine par les femmes ?

S’interroger sur le matrimoine c’est aussi une manière de renouveler le regard que l’on porte sur le patrimoine en tant que grand récit. Issue de revendications sociales, cette notion constituerait une nouvelle catégorie patrimoniale interrogeable au regard des réflexions actuelles sur les patrimoines minoritaires, à une époque où tous les patrimoines n’ont pas le même statut social et la même reconnaissance.

Le matrimoine reste donc une source d’interrogations, de discussions – voire de dissensus – dont il convient de débattre collectivement. Cette journée d’étude propose ainsi un espace d’échange pour nourrir et renouveler notre regard sur les patrimoines.


10h00 – Discours d’ouverture : Élise CALVEZ, directrice de l’ADEC – Maison du théâtre de Rennes, Tudi KERNALEGENN, directeur de BCD, Jordan LE DOUGET, coordinateur de HF Bretagne

10h30-12h30 – Matrimoine[s] ?

Une matinée animée par Hélaine LEFRANÇOIS, journaliste
10h30-11h30 : Conférence d’Ellen HERTZ, professeure d’anthropologie à l’Institut d’ethnologie de l’Université de Neuchâtel (Suisse)
11h30-12h00 : Entretien avec Béatrice MACÉ, vice-présidente culture, droits culturels, EAC, Région Bretagne
12h00-12h30 : Échanges avec le public

14h00-15h30 : Table-ronde
« Le patrimoine culturel immatériel au regard du matrimoine »

Animée par Héléna TATARUCH,
chargée de mission sur le PCI, Bretagne Culture Diversité.

Définit par l’Unesco dans le cadre de la Convention de 2003, le patrimoine culturel immatériel est un patrimoine vivant, transmis de génération en génération et recréée en permanence. S’il participe à construire les identités des personnes qui le font vivre au quotidien, il n’en est pas moins traversé par des enjeux de genre et suscite, à ce titre, des interrogations.

15h45-17h45 : Table-ronde
« Le matrimoine, un outil de transformation ? »

Animée par Justine CAURANT, membre de HF Bretagne
Face à la réalité persistante de l’invisibilisation des femmes, certaines institutions culturelles s’emparent de la question et tentent de redonner une place aux femmes. Le matrimoine devient alors un outil critique, un levier de transformation qui peut participer à faire évoluer les projets, dépassant ainsi l’enjeu même de cette catégorie patrimoniale.

Les participant·e·s aux tables-rondes :
Marthe VASSALLO, chanteuse, auteur ; Élise CALVEZ, membre de HF Bretagne ; Claire GATTI, directrice des archives municipales de Rennes ; Guirec ZÉO, responsable des publics, service patrimoine-tourisme-archives à Fougères ; Élisabeth RENAULT, responsable du musée d’art et d’histoire de Saint-Brieuc ; Nomindari SHAGDARSUREN, coordinatrice & conseillère artistique pour Routes nomades ; Marie-Laure CLOAREC, membre active d’HF Bretagne…

17h45-18h00 : Conclusions et perspectives

Proposées par Anna QUÉRÉ, responsable de l’encyclopédie numérique Bécédia, Bretagne Culture Diversité

19h-20h : CONCERT DE MUGA

L’identité du patrimoine chanté aux Asturies est forte comme la voix des femmes qui le portent. Il vit au travers d’un chant puissant, même radical, si brut que méconnu. Muga veut donner à cette musique une nouvelle dimension artistique qui fuit le dogme de la tradition et s’attache aux perceptions propres de chaque musicien. Muga est la parole d’une femme, d’une chanteuse musicienne libérée des injonctions de jeu, de traditions et de représentions. Une femme qui chante son pays, sa condition, sa poésie, sa rudesse.
Clara Diez Márquez : chant et percussions / Martin Chapron : guitares / Thomas Felder : violon / Olivier Renet : traitement sonore

Broderie et dentelle en Bretagne : des savoir-faire inscrits à l’Inventaire national du patrimoine culturel immatériel

Les « savoir-faire de la broderie et de la dentelle en Bretagne » viennent d’être inscrits par le ministère de la Culture à l’Inventaire national du patrimoine culturel immatériel (PCI). Une bonne nouvelle pour la sauvegarde de ces savoir-faire, une reconnaissance pour les passionné-e-s qui les font vivre au quotidien.

Dans le cadre de sa mission d’inventaire du PCI, Bretagne Culture Diversité a lancé en août 2019 la réalisation d’une enquête ethnographique sur les savoir-faire de la broderie. Face à la richesse du sujet, un groupe régional est constitué début 2020 afin de rédiger une fiche d’inventaire. Très vite, le collectif décide également d’intégrer les savoir-faire de la dentelle à la réflexion car de nombreux ouvrages en Bretagne mêlent les deux savoir-faire. Ce travail d’un an, accompagné d’ethnologues et d’historiens, a abouti à une fiche d’inventaire d’une cinquantaine de pages qui offre une riche synthèse sur ces savoir-faire.

Première réunion régionale, 1er février 2020, Lorient. Photo : Charles Quimbert, 2020.

Des savoir-faire bien vivants en Bretagne
S’il n’y a pas de spécificité technique particulière en Bretagne dans le domaine de la broderie, notamment au niveau du répertoire de points, des évolutions locales ont créé des styles particuliers et nettement reconnaissables, par la rencontre inédite de combinaisons de points, de couleurs et de motifs propres à chaque terroir.

Autre aspect spécifique : leur vitalité actuelle. Même si les années 1960 ont été une période critique avec la disparition d’une grande partie des brodeur∙se∙s et des dentellier∙e∙s, des personnes conscientes du risque de disparition de ces savoir-faire se sont alors mobilisées pour organiser leur sauvegarde. Aujourd’hui, la transmission est assurée par le biais de nombreux cours et stages dans les cinq départements ainsi qu’en-dehors de la région.

Broderie et dentelle bénéficient d’un engouement populaire, et leur renouveau, notamment dans le domaine de la création textile, leur assure une certaine renommée en-dehors de la Bretagne. La pratique touche ainsi différents âges et milieux sociaux, et l’on constate un rajeunissement global du public intéressé. Ces savoir-faire font partie de la vie de nombreuses personnes, que ce soit pour recréer des costumes, toujours portés au sein des cercles celtiques dans des contextes de représentation, ou pour créer des pièces actuelles (dans le domaine du vêtement, des accessoires de mode, de la décoration d’intérieur…), ainsi que des œuvres originales.

Boîtes d’inspiration glazig, création d’Hélène Cario. Photo : Hélène Cario, 2007.
Le cosmos, œuvre de Céline Le Belz. Point de nœud. Laine, coton, viscose, soie et fil d’or sur moire noire. Photo : Céline Le Belz, 2011.

Des savoir-faire menacés
Les acteurs de la broderie font état d’un regain de la pratique et d’un engouement populaire, qui s’inscrivent dans une mode globale des loisirs créatifs et du fait-main. Et la demande en matière de formations (cours et stages) connaît d’ailleurs une forte augmentation depuis les années 2010. Cependant, des nuances sont à apporter.

Cette vitalité ne touche pas toutes les techniques de la même manière. Le picot, par exemple, ne bénéficie pas du même engouement que les diverses techniques de broderie aujourd’hui enseignées et pourrait être menacé de disparition car son utilisation habituelle pour la création de napperons, gants, chemisiers… ne correspond plus aux goûts actuels. Par ailleurs, les praticien∙ne∙s éprouvent plus de difficulté à trouver un usage contemporain à des techniques telles que la broderie sur tulle et le filet noué et brodé, bien que certaines personnes déploient beaucoup d’imagination dans ce domaine.

De plus, le renouveau de la broderie n’est pas homogène sur l’ensemble du territoire. Les pays nantais et rennais, en particulier, bénéficient moins de la dynamique de transmission et de création actuelle, tandis que la Cornouaille et, dans une moindre mesure, le Vannetais, concentrent une grande partie des brodeur∙se∙s et des dentellièr∙e∙s.

À noter également que si les savoir-faire de la broderie et de la dentelle ont été sauvegardés, la profession de brodeur∙se est quant à elle dans une situation délicate. Aujourd’hui, très peu de personnes vivent de leur savoir-faire, et celles qui le font gagnent difficilement leur vie. Les professionnel∙le∙s ne peuvent se faire rémunérer à la hauteur des heures de travail sous peine de ne pas trouver d’acheteurs, ce qui fait de la broderie une activité peu rentable. En effet, rares sont les personnes disposées à consacrer d’importantes sommes à l’achat de pièces brodées. La broderie est donc bien vivante mais, paradoxalement, très peu de personnes en vivent.

De manière générale, bien qu’un grand nombre de personnes s’adonnent à la broderie et à la dentelle, cette pratique reste relativement invisible. La part importante du travail bénévole, invisible car non comptabilisé et non médiatisé, est à la fois ce qui a sauvé le savoir-faire à l’époque critique où il a failli disparaître et la raison pour laquelle l’ampleur de la pratique est aujourd’hui méconnue et sous-estimée.

Enfin, si la diversité des lieux d’enseignement est garant de la diversité des approches, cette offre reste cependant fragile car peu de personnes enseignent la broderie à l’heure actuelle. Et certains lieux de cours ne reposent que sur la bonne volonté d’un seul enseignant bénévole. Si d’aventure les possibilités d’apprentissage venaient à se réduire, il existerait alors un risque qu’une vision prévale sur les autres au détriment d’une diversité.

Broderie en grande section de maternelle sur le thème de l’arbre de vie de Klimt. Atelier animé par Odile Le Guyader, école Ferdinand Buisson, Quimper. Photo : Odile Le Guyader, 2016.

Pourquoi inscrire ces savoir-faire à l’Inventaire national du PCI ?
L’inscription à l’inventaire national du PCI offre une reconnaissance institutionnelle à tous les praticiens, brodeurs, brodeuses, amateurs et professionnels qui font vivre ces savoir-faire au quotidien et participent à les transmettre. Le collectif à l’origine de la fiche d’inventaire a réfléchi à des pistes de sauvegarde pour l’avenir : un répertoire des professionnel∙le∙s ; une association des brodeur∙se∙s et dentellier∙e∙s de Bretagne ; des résidences d’artistes ; des concours ; une exposition… Une dynamique régionale est amorcée. Mais ce n’est qu’un point de départ et il convient que praticiens, acteurs culturels et élus se mobilisent pour réfléchir concrètement à l’avenir de ces savoir-faire.

Télécharger la fiche d’inventaire

Fest-Noz, de la cour de ferme à l’Unesco : le webdocumentaire est en ligne

Poischiche Films,
France Télévisions,
Tébéo, TVR, Tébésud
Et Bretagne Culture Diversité
Ont le plaisir de vous annoncer la mise en ligne du webdocumentaire :

FEST-NOZ
DE LA COUR DE FERME A L’UNESCO

« An dañs a zalc’h an den en e sav », « La danse maintient l’homme debout » : cette expression en breton illustre le lien très fort que les Bretons entretiennent avec la danse. Un attachement qui se manifeste à travers l’existence du fest-noz, rassemblement festif basé sur la pratique collective des danses traditionnelles de Bretagne. Ce phénomène culturel, qui réunit en son sein toutes les générations et tous les milieux sociaux, a beaucoup évolué, mais reste très ancré dans la société bretonne d’aujourd’hui. Symbole d’un bouillonnement culturel et social hors du commun, le fest-noz a été inscrit à l’Unesco, sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2012.

Ce webdocumentaire a pour vocation de faire découvrir l’histoire du fest-noz, de ses premières expressions au sein de la société traditionnelle rurale jusqu’à sa forme actuelle et de décrire, comme marqueur du territoire et de la société bretonne, ce fait culturel et social unique.

www.bcd.bzh/webdoc-festnoz

FEST-NOZ DE LA COUR DE FERME A L’UNESCO

Un webdocumentaire
écrit par Anna Jaouen et Aurélien Boulé

Réalisé par
Aurélien Boulé

Une coproduction
Poischiche Films
France Télévisions
Tébéo, TVR, Tébésud
Bretagne Culture Diversité
Avec le soutien de la Région Bretagne

Le Patrimoine culturel immatériel en Bretagne a son site web

En préambule des 3e Rencontres internationales du patrimoine culturel immatériel (PCI) en Bretagne, organisées dans le cadre du festival Noborder#6 à Brest les 8 et 9 décembre prochains, Bretagne Culture Diversité a le plaisir de mettre en ligne le premier site consacré au PCI en Bretagne.

Transmis de génération en génération et recréé en permanence, le patrimoine culturel immatériel (PCI), qui correspond en grande partie à ce que l’on appelait culture traditionnelle ou encore patrimoine oral, s’exprime à travers des événements festifs, pratiques sociales, arts du spectacle, connaissances et savoir-faire… que tout à chacun détient.

Ce site bilingue (breton-français) vous permet de retrouver la richesse de toutes ces expressions contemporaines. Il présentera ce qu’est le patrimoine immatériel mais également le réseau d’acteurs qui œuvre à sa sauvegarde et à sa transmission, ses événements festifs, ses différentes pratiques, ses inventaires, ses rencontres.

www.bcd.bzh/pci

 

La vannerie, un savoir-faire

BCD/Sevenadurioù Breizh s’est rendue au festival de la vannerie de Mayun qui s’est tenu les 24 et 25 juillet 2016. À cette occasion nous avons eu le plaisir de rencontrer Jean-Claude Hérisset, vannier professionnel qui nous parle de son métier et Jean-Baptiste Lelièvre qui nous présente les spécificités des paniers de Mayun.