Une ciné-conférence proposée par Bretagne Culture Diversité et La Cinémathèque de Bretagne.
Le 20 août 2024 au festival de Douarnenez
On les croyait aux fourneaux, elles étaient au boulot. À l’usine, dans les champs, sur le port de pêche, en coiffe ou en blouse, les femmes ont toujours travaillé. Retour en images sur un labeur féminin, souvent invisibilisé, à travers des films d’archives amateurs et professionnels.
Avec Marie Carrez, chargée de la programmation et de l’action culturelle à la Cinémathèque et Anna Quéré, responsable éditoriale de l’encyclopédie numérique Bécédia au sein de Bretagne Culture Diversité.
La libération racontée à BCD
Constitution des maquis, arrivée des Américains à Rennes, poches de Lorient et Saint Nazaire : entre juin 1944 et mai 1945, la libération de la Bretagne s’est effectuée en plusieurs étapes. Pour raconter cette année si particulière, qui a marqué durablement la population, nous vous proposons une immersion dans ces événements en textes, en images, en podcasts, en films dans une page spéciale :
Pour aller plus loin, un cycle de conférences consacrées à cette période sera proposé à partir du mois d’octobre à Lorient. Au programme : des historiens et historiennes spécialistes de la seconde guerre mondiale, des films, une cinéconférence et même une écoute de podcast.
Un vendredi par mois, de 18h à 19h30. Programme à venir sur le site de BCD. En partenariat avec les médiathèques de Lorient et la Cinémathèque de Bretagne.
La grève des sardinières, dernière conférence du cycle Femmes au travail
De novembre 1924 à janvier 1925, 3 000 sardinières entament une grève. Les penn sardin sont sous-payées et réclament de meilleures conditions de travail. Une mobilisation victorieuse pour ces citoyennes «sans citoyenneté» qui n’ont pas encore le droit de vote.
Conférence par Fanny Bugnon.
Le mercredi 26 juin 2024 à 18h00 à la médiathèque François Mitterrand de Lorient. Cette conférence sera suivie d’un pot de l’amitié accompagné de chants de la chorale lorientaise Mémoire ouvrière.
Ciné-conférence « Résistances et luttes vues par des Bretons et Bretonnes »
Mercredi 15 mai – 16h Médiathèque François Mitterrand – 4 place François Mitterrand – Lorient (56)
Un programme original de la Cinémathèque de Bretagne (1973, 60 min) en partenariat avec Bretagne Culture Diversité le mercredi 15 mai à la médiathèque de Lorient : une projection suivie d’une rencontre avec Vincent Porhel, historien du monde ouvrier en Bretagne.
En 1973, la Bretagne et de Larzac deviennent des territoires de luttes politiques, marquant l’histoire de l’engagement des Breton.nes pour la défense de la justice sociale, de l’environnement et des droits culturels. Le réalisateur Jean-Louis Le Tacon a suivi ces luttes dans Marche au Larzac vue d’un œil breton (1973, 23 min) et Nous irons jusqu’au bout {Kaolins de Plémet} (1973, 36 min).
Conférence : « Quand les femmes prennent la clé des champs »
Le vendredi 17 mai 2024 à 18h – Médiathèque François Mitterrand à Lorient
En partenariat avec les médiathèques de Lorient, le cycle de conférences Femmes au travail en Bretagne se poursuit. Notre prochain rendez-vous se tiendra le vendredi 17 mai 2024, à la médiathèque François Mitterrand de Lorient, à partir de 18h00. Cette conférence de Clémentine Comer, chercheuse en science politique, est intitulée Quand les femmes prennent la clé des champs.
Le chemin a été long avant que les femmes ne parviennent à obtenir une forme d’égalité professionnelle dans le monde agricole. Le résultat d’un combat de longue haleine, mené par les agricultrices elles-mêmes. Retraçant les enjeux de cette conquête, Clémentine Comer revient sur l’évolution de la place et du rôle des femmes, au sein des exploitations comme dans les instances professionnelles.
Conférence « Migrations et Bretagne à travers le cinéma »
L’association Kan an dour de Lannilis invite Bretagne Culture Diversité et la Cinémathèque de Bretagne pour proposer une conférence « Migrations et Bretagne à travers le cinéma » le vendredi 12 avril à la salle Nuit de noces à Lannilis.
Un montage d’extraits de films de la Cinémathèque de Bretagne (1953 à 2003, 60 min)
Longtemps, la Bretagne a été une terre que l’on quittait. De nombreux Bretons et Bretonnes ont pris le chemin de l’exil, vers Paris, Le Havre ou New York. Mais la péninsule bretonne est aussi un territoire où l’on trouve refuge. Gravées sur la pellicule par des cinéastes amateurs et professionnels, ces images sensibles nous racontent les migrants d’hier et d’aujourd’hui.
Organisée par l’association Kan an dour.
Ciné-conférence d’Anna Quéré, responsable éditoriale de Becedia.
En collaboration avec Gilles Ollivier, historien et membre du Conseil scientifique de la Cinémathèque de Bretagne. En partenariat avec Bretagne Culture Diversité.
Conférence « Femmes au travail avant la révolution »
Proposé par l’association Bretagne Culture Diversité en partenariat avec les médiathèques de Lorient, le cycle de conférences Femmes au travail en Bretagne se poursuit. Prochain rdv, le vendredi 5 avril prochain à la médiathèque F. Mitterrand de Lorient à partir de 18h00 pour une conférence « Femmes au travail avant la révolution » de Nicole Dufournaud, historienne spécialiste de la place des femmes sous l’Ancien Régime.
Propriétaires de navires, marchandes, négociantes : des femmes se sont lancées dans les affaires avant la Révolution française et ont même parfois fait fortune. Le commerce est en effet un domaine où les femmes peuvent gagner une certaine indépendance. Une situation également favorisée par les absences masculines régulières, qui permettent aux femmes d’asseoir une nouvelle position sociale.
18h00 – Médiathèque François Mitterrand, 4 Place François Mitterrand, 56100 Lorient. GRATUIT
Conférences « Femmes au travail en Bretagne »
Proposé par l’association Bretagne Culture Diversité en partenariat avec les médiathèques de Lorient, le cycle de conférences Femmes au travail en Bretagne se poursuit. Prochain rdv, une ciné-conférence : Les travailleuses de la mer avec Carole Rossopoulos la réalisatrice du film.
De nuit, les trieuses de poisson ; de jour, les fileteuses. Dans les années 1970, près de 800 femmes ont travaillé sur le port de pêche de Lorient, dans le froid et l’humidité, les mains dans la glace. Carole Rossopoulos décrit les conditions de vie et de travail de ces ouvrières de la mer, avec acuité et humanité.
En partenariat avec le Festival Pêcheurs du monde.
Rendez-vous à la médiathèque de Lorient le vendredi 15 mars à 18h00.
Un mot pour nommer une absence : retour sur la journée « Matrimoine[s] »
Où sont les femmes ? Voici la question que nous nous sommes posée, chacune à l’aune des missions que nous menons au sein de Bretagne Culture Diversité et même au-delà.
S’emparer du terme matrimoine, comme le souligne Ellen Hertz, c’est d’abord se pourvoir d’un outil pour « penser une absence, un héritage invisible et non reconnu ». Et pour le rendre visible, l’une des solutions a consisté à extirper le matrimoine d’un passé oublié, pour donner à voir et à entendre l’héritage des femmes. Ce terme, dont la première occurrence date de 1155, a été peu à peu « cannibalisé » par le terme patrimoine, pour disparaître au 16e siècle.
Revenu sur le devant de la scène dans les années 2000, émergeant dans un contexte de revendications féministes et sociales majeures, le terme matrimoine devient une revendication à part entière.
Car, parler aujourd’hui de matrimoine c’est avant tout restaurer un impensé.
C’est ce que souligne Béatrice Macé, vice-présidente de la Région Bretagne, quand elle inscrit la valorisation du matrimoine dans sa feuille de route pour les années à venir. Selon elle, utiliser le terme matrimione, c’est avant tout faire apparaître une réalité.
Elise Calvez, membre active d’HF Bretagne ne dit pas autre chose : qui peut citer spontanément les noms d’au moins cinq compositrices ou cinq femmes de lettres ? Il manque la contribution de la moitié de la population dans la culture, déplore-t-elle.
En soi, le terme matrimoine, n’est peut-être pas un idéal, un objectif en tant que tel, juste un moyen de mettre un mot sur des faits, sur des histoires, sur des personnes,
Parler du matrimoine, c’est donc sortir d’un silence assourdissant. Un constat pris à bras le corps par le mouvement HF, qui a lancé les premières journées du matrimoine en France il y a plus de 10 ans.
Un constat d’absence, ausculté par HF + Bretagne, notre partenaire sur cette journée d’étude, qui publie cette année la 5e édition de son diagnostic sur les inégalités de genre dans les arts et la culture en Bretagne. Car « compter, c’est mesurer, objectiver et mettre en lumière les discriminations subies par les femmes et les personnes issues des minorités de genre » soulignent les autrices de ce rapport. Mais en 2023, rappelle Elise Calvez, les imaginaires restent bloqués sur des stéréotypes.
En cette veille des Journées Européennes du Patrimoine, Une pétition a même été lancée par le mouvement HF afin que ces journées du patrimoine deviennent aussi celles du matrimoine.
Un mot pour agir
Car aujourd’hui, le matrimoine est devenu un moteur puissant, qui dépasse les cercles féministes et militants. Il est puissant car il se pose comme un outil de transformation qui bouleverse les organisations, qui interroge les collectifs, qui transforme les pratiques professionnelles.
Interroger la transmission et la création au sein du PCI permet par exemple d’analyser et de comprendre les mécanismes de la domination et les enjeux de l’invisibilisation.
Nomindari SHAGDARSUREN, coordinatrice et conseillère artistique pour Routes nomades nous a donné l’exemple éclairant de la société mongole traditionnelle , avec un mode de vie et une tradition orale qui qui donnent une autonomie aux femmes et valorisent leur éducation, tout en soulignant la persistance de pratiques misogynes. Restons guerrières, conclut-elle !
Marie-Laure Cloarec, membre d’HF Bretagne nous a donné à comprendre à quel point le travail de fourmi effectué pour réaliser le podcast ‘’L’île aux femmes’’ a été immense. C’est l’un des premiers travaux d’envergure qui compile et analyse la place des femmes, en revendiquant le terme matrimoine.
Marthe Vassallo, chanteuse et auteure, en allant chercher Maryvonne Le Flem, l’informatrice d’Anatole Le Braz, entame elle aussi une démarche novatrice et nous fait découvrir l’itinéraire extraordinaire de cette femme, qui a échappé à toutes les catégorisations. Une démarche novatrice proche d’autres démarches liées au matrimoine, mais qu’elle tient à nuancer : méfions-nous de ce terme, insiste Marthe Vassallo. Le fait d’être une femme m’assigne, j’ai peur que cela ne nous empêche d’inclure les femmes dans un héritage commun.
Mais pour valoriser le matrimoine, encore faut-il le trouver. Car cet « effacement » qu’a décrit Ellen Hertz n’est pas qu’une idée, c’est une réalité.
Elisabeth Renaut, responsable du musée d’histoire de Saint-Brieuc pose la question de manière directe : est-ce que les femmes doivent être nues pour entrer au musée ? « La société est là, elle nous pose cette question du matrimoine », a-telle martelé. Nous n’avons pas le choix.
Mais, avant valoriser ce matrimoine, il faut commencer tout au bout de la chaîne, bien avant que les publics ne découvrent une œuvre, un objet, un tableau, une chanson. Il convient de démarrer dès la collecte.
C’est ce qu’a décrypté Claire Gatti, directrice des archives municipales de Rennes , qui a souligné combien cette dimension a transformé leur pratique professionnelle. Et le travail n’est pas simple, sachant que les archives publiques comme privées sont avant tout celles des hommes.
Valoriser, mais comment ? Guirec Zeo, responsable des publics, au service patrimoine-tourisme-archives à Fougères nous a raconté que le matrimoine infuse l’intégralité des projets. Mais qu’il faut savoir également faire du matrimoine sans le dire, ou plutôt sans le nommer.
Penser le patrimoine en termes féministe, rappelle donc Ellen Hertz, permet à la fois de transformer les rapports hommes femmes mais le patrimoine lui-même.
Et à la question posée sur la manière dont ses travaux ont été reçus, elle répond « bien », sous-entendant que qu’ils sont inoffensifs. « Je vais donc œuvrer à être mal reçue » conclut-elle. Nous espérons bien, avec cette première journée d’étude, suivre le même chemin.
Bretagne Culture Diversité et les médiathèques de Lorient lancent un nouveau cycle de conférences : « Femmes au travail »
Bretagne Culture Diversité et les médiathèques de Lorient s’associent pour vous annoncer l’organisation d’un second cycle de conférences pour la saison 2023/2024. Après le succès du cycle consacré aux migrations bretonnes*, nous nous pencherons cette fois-ci sur le travail au féminin.
Longtemps, dans une Bretagne restée très rurale, elles ont été les travailleuses des champs. Mais, dès la révolution industrielle, les femmes ont aussi rejoint l’usine, les conserveries ou l’industrie d’armement.
Invisible, le travail féminin a été longtemps dévalorisé. Pourtant, les travailleuses sont aussi le fer de lance de progrès sociaux. À travers les éclairages d’expert·e·s mais aussi la parole de travailleuses, c’est une autre histoire de la Bretagne qui nous est aujourd’hui racontée.